Blog de Samuel Liard
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  • Global Game JAM

    Ce week-end avait lieu le Global Game JAM. Cet évènement avait lieu dans 246 villes à travers le monde. Il était organisé sur Rennes au Jardin moderne par 2 associations :

    L’objectif est simple : réaliser un jeu en 48h.

    Je vais vous résumer comment ça c’est passé :

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  • Du nouveau ?

    Et oui 2 mois déjà sans publier sur ce blog. Après le startup week-end tout s’est un peu accéléré, j’en profite donc pour vous raconter ma fin d’année 2011.

    Code d’Armor

    Sur Lannion nous avons deux grosses entreprises Alcatel Lucent et Orange. Autour de ces 2 mastodontes gravitent pas mal de SSII et un beau vivier de startups. Il y a donc beaucoup de développeurs dans la zone. Mais pourtant nous ne nous connaissons pas, il n’y a ni cantine numérique ni aucun « User Group ». On ne se connait pas. Il y a peut-être un gars de l’autre côté de la route travaillant sur la même techno que vous et vous ne le savez pas.

    Au BreizhCamp, une phrase de Sebastien Douche m’avait marqué : « S’il n’y a pas de communauté chez vous : créez en une ! ». J’ai donc cherché des développeurs ayant la même envie que moi : créer une communauté de développeurs sur Lannion.

    Dès le début j’ai rencontré des personnes super intéressées. Les organisateurs du startup week-end, Benjamin qui a créé sa boite de developpement d’applications web, des étudiants et même des collègues d’Orange. Me sentant un peu moins seul, c’était le moment de lancer la communauté : Code d’Armor était né. Nous avons rapidement programmé la première soirée qui a eu lieu le 6 décembre. Une très bonne soirée où j’ai présenté un retour d’expérience sur différentes plateformes PAAS. On a réuni 40 personnes et leurs retours étaient très positifs. On va enchainer sur une seconde soirée mardi prochain le 10 janvier et une troisième le 7 février.

    L’objectif de Code d’Armor c’est de construire une communauté de développeurs sur la région de Lannion. Le slogan des soirées est simple : « Pour les développeurs, par des développeurs ». C’est une occasion d’échanger entre nous, de se rencontrer et de créer un réseau. C’est aussi un excellent moyen pour les développeurs de mettre en valeur leurs compétences techniques.

    On a un vrai problème en France, les boites ne savent que valoriser les postes de manager, il faut devenir chef. Pour réussir dans la vie il faut être manager, chef de projet. Votre maman ne sera jamais fière de vous lorsque vous lui expliquez que vous avez optimisé une requête SQL et que ça réduit de 30% le temps de réponse HTTP. Par contre allez lui dire que vous êtes chef de projet d’une application avec 10 développeurs et là elle va raconter à toutes ses copines : « mon fils est manager ! » avec limite la larme à l’oeil. Je ne vous parle même pas de reconnaissance financière. 10 ans d’expérience dans le développement ça ne paye pas. Un jour il va falloir finir par comprendre que développeur et manager sont deux métiers bien différents et non pas une évolution obligatoire. En plus ça nous évitera d’avoir dans nos boites des tas de managers complètement incompétents qui se retrouvent là juste pour gagner plus d’argent.

    Mais n’oubliez jamais :

    Ce sont les personnes qui font qui changent le monde, pas ceux qui font faire.

    Kidschool

    Grâce à ces nouveaux contacts, en décembre on m’a demandé de réaliser un jeu pour enfant sur iPad. J’ai vraiment adoré. L’idée venait d’une graphiste qui a fait tout le design de l’application, Benjamin l’a adapté pour l’iPad et j’ai codé le moteur du puzzle et cablé l’application.

    Téléchargez la vite !

    Il y a aussi une version Lite gratuite, mais c’est moins drôle forcément ;)

    La suite ?

    Beaucoup de nouveautés donc pour cette fin d’année 2011 et encore je ne peux pas encore vous dévoiler mes projets pour 2012 mais cette nouvelle année marquera pour moi sans doute un tournant très important. La suite au prochain post :)

    Je vous souhaite à tous une superbe année 2012 : sex, code & rock’n roll !

  • Startup Week-end Bretagne

    Ce week-end avait lieu le premier Startup Week-end Bretagne à Lannion. Pour une fois que ce type d’évènement arrive dans notre petit coin de Bretagne, je n’allais pas le louper !

    Le Week-end a commencé dès le vendredi à 18h30. On a débuté par deux petits jeux histoire de faire connaissance entre participants. Ensuite on est rentré dans le vif du sujet, les organisateurs nous ont expliqué comment allait se dérouler le week-end.

    Chaque porteur de projet a eu 1 minute pour présenter son projet. Il y avait 25 projets de présentés, avec par exemple :

    • Time is money : payer une personne pour faire la queue à votre place
    • GreenBanque : Banque 2.0
    • Stocker de l’énergie en montant un bloc de pierre
    • La culotte connectée
    • Beewatch : financement de ruches avec un projet pédagogique
    • Un site web d’annonce de mariage

    Donc vraiment de tout. Après ces « pitchs », les porteurs se sont retrouvés devant une affiche où ils ont écrit quelques mots sur leur projet. Chaque participant a reçu 3 post-it représentant 3 votes à coller sur l’affiche du projet qu’ils souhaitaient soutenir. C’était un moment clé du week-end, il a fallu que le porteur rabate les participants sur son affiche pour obtenir un maximum de votes. Et à ce jeu celui qui a crié le plus fort a souvent été gagnant.

    On est donc arrivé à la selection de 10 projets :

    Après est arrivée l’étape de constitution des équipes. Là encore c’était un grand moment de rabatage :) De mon coté j’ai intégré le projet GreenBanque. Déjà car c’était le projet d’un ami de Benjamin mais aussi pour le côté complètement mégalo de l’idée. Fanch et Damien étaient vraiment à fond, les entendre dire très sérieusement « il faut que l’on trouve 5 Millions d’euros » ou voir Damien appeler ses copains de la BNP m’a beaucoup fait rire. De notre coté avec Benjamin on s’est occupé de réaliser un site web et 2 jeux facebook ici et .

    Pendant 2 jours l’ambiance a été très studieuse et entrecoupée de présentations. Beaucoup de travail et peu de sommeil. J’ai fait une vidéo et des photos pour montrer l’ambiance.


    55 heures ça passe très vite. Il faut rendre le power point de la présentation avant 16h. Arrive alors les membres du jury. VIP de dernière minute : Jean-Loup Chretien. Pour la petite histoire il est venu avec son avion privé de Morlaix soit 37 km de distance. L’aéroport de Lannion a même été ouvert rien que pour lui. J’ai réussi à prendre une photo avec lui :)

    Arrive donc le moment des présentations. Les porteurs de projet ont 4 minutes pour présenter leur projet au jury et 4 minutes pour répondre aux questions. Chaque mot compte pour bien faire passer votre idée. Après délibération voici le podium :

    1. Zero_Gachis
    2. Play4Date
    3. louemoncampingcar

    Et un coup de coeur pour Beewatch, qui, pour moi, méritait largement la troisième place. Notre projet n’a pas été primé ce qui est assez logique. Nous n’avons même pas mis en avant ce que nous avons réalisé pendant ce week-end. C’est aussi le point négatif que je note : pour moi les développeurs n’ont pas vraiment leur place dans un startup week-end. A la limite un développeur HTML/CSS pour faire un site, mais rien que le design du site collé dans un slide c’est suffisant pour le jury. Il faut d’ailleurs mieux l’image d’un site qui claque qu’un site moyen mais en ligne. Il est complétement inutile de développer quelque chose pour gagner. La clé de la réussite tient en 3 points :

    • Une bonne idée
    • Un bon graphiste
    • Venir avec un groupe de copains pour être sûr que son projet soit sélectionné.

    C’est vraiment votre idée et comment vous la présentez au jury qui détermine votre réussite que vous ayez developpé quelque chose ou non. Certaines équipes arrivent même avec un service déjà codé. C’est le seul bémol du week-end, j’étais plus dans une optique de concours de développement en m’inscrivant. Je ne suis donc pas sûr de participer à d’autres Startup Week-end. Ou alors en porteur de projet. A voir pour le prochain à Rennes programmé en Mars 2012.

    La déception de cette défaite a été rapidement compensée par une très belle rencontre. Pendant le cocktail, j’ai pu discuter longuement avec Erwan Gallen. C’est le français qui a fait FaceBook avant Mark Zuckerberg en codant la première version de copaindavant, rien que ça. Je suis vraiment admiratif de son parcours. En grand fan j’ai donc pris une photo avec lui ;)

    Une dernière chose. J’ai été surpris de ne voir aucun chasseur de tête ou recruteur SSII pendant ce week-end. Les gars vous venez de passer à côté des futurs jeunes diplômés les plus motivés de Bretagne. Alors en mars vous allez au prochain Startup Week-end ou vous continuez à chercher sur ouestjob ? A bon entendeur salut !

    Liens vers d’autres retours :

  • Le blues du développeur

    En revenant d’une conférence sur GIT dans le cadre du BreizhCamp (faite par Sebastien Douche, excellent orateur) je rentre chez mon frère qui m’héberge. Et commence la conversation type que nous développeurs nous avons déjà eu des dizaines de fois:

    Mon frère : Alors cette conf, sympa ? C’était sur quoi ?
    Moi : Ouep super bien, on nous a présenté GIT
    Mon frère : Ah ? C’est quoi GIT
    Moi : Un super outil de GConf pour remplacer SVN qu’il est grand temps de virer.
    Mon frère (perplexe) : Ah…ok….bon, et sinon les enfants, ils vont bien ?

    Et votre femme (oui car souvent le développeur est un homme ;) ) ne vous a jamais demandé comment s’est passé votre journée ? Chez moi ça donne à peu près ça :

    Ma femme : Alors ta journée ? bien passé ?
    Moi : Oui le top, j’ai complètement refait la gestion transactionnelle du projet pour utiliser de l’AOP en mettant le place spring et Jersey pour l’exposition REST.
    Ma femme (perplexe) : Ah… en effet ça a l’air bien.
    Moi : Et toi ? bonne journée ?
    Ma femme : Oui pas mal, j’ai diagnostiqué un truc grave au plus tôt, ça va sûrement lui sauver la vie.
    Moi (perplexe) : Ouais… C’est pas mal non plus…

    C’est je trouve le plus frustrant dans notre métier, on peut faire des trucs hyper techniques, c’est très compliqué de l’expliquer et de le faire partager aux non néophytes. Pire : plus c’est technique et moins c’est impressionnant/intéressant pour les autres. Faites une page web avec un GIF animé et vos amis vous prennent pour un dieu de l’informatique. Par contre plus c’est technique et moins on peut montrer un résultat concret.

    Personnellement j’ai vu le changement quand je suis passé d’un projet Java sur le Machine To Machine au développement sur iPhone. A expliquer à mon entourage c’est le jour et la nuit ;)

    C’est aussi pour ça que des journées comme le BreizhCamp ça nous fait du bien à nous les développeurs, on peut discuter avec d’autres personnes qui comprennent ce que l’on fait. Donc encore merci Nicolas pour l’avoir organisé !

  • Choisir un développeur

    Je viens de lire un article très intéressant : Why the new guy cant code

    Comme je l’ai dit dans l’article sur les forfaits, il est indispensable de bien choisir ses développeurs et c’est loin d’être simple. TechCrunch explique bien que le processus de sélection des entreprises n’est pas souvent très performant. Même chez Google il y a des choses à améliorer. J’ai par exemple bien aimé le test technique à faire pour déposer son CV chez Ippon, mais ce n’est pas suffisant.

    J’ai aussi souvent cet exercice à faire et ce n’est pas simple. Pour préparer l’entretien je commence par googler le nom du candidat. Je suis en phase avec l’article : aujourd’hui il est juste inadmissible qu’un développeur ne possède pas de site web/blog. Un bon développeur c’est avant tout un passionné, il doit exister sur la toile. Pour une prestation j’ai passé un entretien avec un gars qui avait un site web où il présentait son voyage à Lego Land et des Add-on Counter Strike qu’il avait développés. Avant même de le voir en entretien je savais qu’il était bon car un homme qui aime encore les Legos ne peut qu’être bon :) J’ai encore le souvenir de sa tête se décomposant au moment où je lui est demandé pendant l’entretien : « Alors ? C’était comment Légo Land ? » (la tête de sa commerciale était pas mal non plus :) ). Il était un peu gêné au début mais pour moi ce n’était que du positif : il a un site web, il développe des add-on CS sur son temps perso et le contact était bon pendant l’entretien. Résultat : une bonne recrut qui a fait du super boulot.

    Pas simple non plus de s’y retrouver avec les CV que l’on reçoit des SSII. Entre les CV retouchés par les commerciaux pour y placer les mots clés recherchés et les CV où le commercial a juste collé l’entête de sa société sur le CV du gars, on est pas aidé. Je ne supporte plus les CV où sont listés les 36 langages informatiques connus, ça ne veut plus rien dire ! Une fois j’ai eu une personne avec sur le CV : « Assembleur Intel et Motorola », sûrement un TP fait il y a 3 ans : super intéressant pour une presta JEE. Et là pas de chance, moi aussi j’en ai fait de l’assembleur ! Et oui n’oubliez jamais que si vous notez quelque chose sur votre CV, il faut assurer après. Du coup au milieu de l’entretien je demande au candidat : « Peux-tu me dire la différence entre l’assembleur Intel et l’assembleur Motorola ». Et là patatras… même pas capable de se rappeler de l’inversion des bits de poids faible et des bits poids fort pour les octets. Donc pitié, sur les CV ne mettez que l’essentiel et indiquez le niveau de compétence (Java : 3 ans, C# : 1 an, etc…)

    Autre expérience intéressante. Je cherchais un développeur JAVA en urgence (genre pour demain) et bien sûr avec de la bouteille. A cause des délais je n’ai eu le CV que d’une personne avec peu d’expérience mais avec des mots clés intéressants comme Maven. L’entretien se passe bien mais j’avais encore des doutes sur ses compétences. Devant son commercial je lui demande : « Tu as une heure de dispo ? J’ai justement un problème avec un appel WS avec Axis, tu m’aides à le coder ? ». Là encore je les ai un peu surpris, mais on s’est mis à deux devant un écran et on a corrigé le problème.

    Le plus important ce ne sont pas les réponses aux questions mais comment ils répondent. J’ai sélectionné de très bons développeurs qui savaient répondre « Ah non ça je ne connais pas » au lieu d’essayer de m’embrouiller. Un autre point à ne pas négliger non plus c’est bien sûr le relationnel. Un excellent développeur peut devenir un poids mort s’il ne s’intègre pas facilement dans une équipe.

    Pour résumer mes critères perso pour choisir un bon développeur :

    • Avoir un blog, un site, une activité informatique sur son temps perso
    • Pour les développeurs iPhone/Android : avoir publié une application à titre perso.
    • Un bon contact lors de l’entretien.
  • Best-of Cdp

    En 10 ans j’ai croisé pas mal de chefs de projets différents. J’ai envie de vous faire partager plusieurs échanges assez étonnants que j’ai pu avoir avec eux dans différentes sociétés.

    Cdp : On est mal sur un projet. Il faut absolument livrer dans 1 mois !
    Moi : Ok, je peux peut-être vous aider. Quelle charge en « Reste à faire » il te reste pour livrer ?
    Cdp (étonné) : heu… je sais pas. Mais il faut livrer dans 1 mois !
    Ils ont livré avec 4 mois de retard


    Moi : Comment s’est passée la prestation avec la société X ?
    Cdp : Je suis un peu mitigé
    Moi : Ah bon ? Pourtant j’ai vu le livrable je trouvais ça pas mal
    Cdp : Oui en effet, ils ont fait ce que j’avais mis dans le cahier des charges
    Moi : Alors ? Où est le problème ?
    Cdp : J’attendais un peu plus
    Moi : …


    Moi : Je peux voir les sources de ton projet ? Elles sont où en GConf ?
    Cdp : heu… J’ai du les mettre quelque part sur un répertoire partagé. Attends je cherche.
    2 jours après
    Moi : Dis moi, c’est normal que le code compile pas ?


    Cdp : On a besoin d’aide pour livrer à temps
    Moi : Ok, vous avez regardé quelles features on peut décaler d’une release ?
    Cdp : Impossible de réduire, on en a une seule : « l’inscription d’un utilisateur ».
    Moi étonné : ah… mais il y a combien de pages web pour cette fonction ?
    Cdp : 70 pages
    Moi : …
    Cdp : Oui ça prend 1h30 à l’utilisateur pour s’enregistrer
    Moi : Ah quand même …


    Cdp : Tu peux nous aider à nous organiser sur ce projet ?
    Moi : Pas de problème, on va faire un Scrum Board. J’ai apporté des post-it !
    Cdp : Non mais Samuel, ça va, on a plus 6 ans on va pas perdre du temps avec tes post-it.


    Moi : Je viens de regarder les sources de ton projet, y a un gros problème au niveau du code
    Cdp : Mais non tu dramatises, c’est en prod ça marche super bien
    Moi : Ecoute non, la gestion des transactions est une catastrophe, il faut la refaire.
    Cdp : Oui oui, et bien on verra, pour le moment on n’a pas le temps.
    2 semaines plus tard
    Cdp : Merde le service est KO. Qu’est-ce qui se passe ?


    Bien sûr j’ai croisé plus de bons chefs de projet que de mauvais. Mais c’est nettement moins amusant à raconter :)